L'essence Divine
par Jean-Michel le 18, août , 2008 à 1 h 26 min
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Lorsque l’essence Divine est réalisée, apparait une pulsion fondamentale qui anime tout votre être et vous pousse à vouloir crier « Vous êtes Dieu » qui comprend intrinsèquement la pulsion « Je vous aime ». Au cœur de la conscience est né l’Etre Divin, et celui-ci constitue le centre de l’individualité. Le soi n’est plus vécu alors comme une entité égotique mais comme un foyer d’où émane la présence Divine, sorte de vortex transcendant rayonnant sur la conscience environnante.
Comment décrire une telle chose sans en altérer la nature. Quand bien même les mots adéquats puissent être trouvés, qui peut donc se représenter la chose sans en connaitre la réalité. Et celui-là même vivant celle-ci n’aurait aucun besoin de se la représenter. Mais l’appel de l’Etre s’adressant à l’humanité et criant « Réveillez-vous ! » cherche alors mille moyens d’atteindre l’obscurité d’un être humain inachevé et ignorant de sa réalité. La première des actions est donc l’information car celui qui ne se croit que matière ne se donnera jamais la possibilité de se transcender ; à moins que la Grâce ne vienne l’atteindre, ce qui est le propre de l’amour, et assurément celui-ci agit en tout temps et toute circonstance comme un appel permanent du créateur vers sa créature ignorante de ses origines.
« Je vous aime » donc, là est la pulsion fondamentale de notre être, et l’on comprend mieux, vivant cela, sous quelle force est née du Créateur la création elle-même. Car par identité, l’individualité humaine qui est essence Divine en comporte les aspects essentiels. Il n’y a absolument rien à dire de tout cela, seulement à le vivre. Mais c’est là toute la difficulté. Comment vivre une telle chose sachant le gouffre intérieur qui nous sépare de cette réalité. Et l’on pourrait se demander s’il est souhaitable de rentrer en contact avec cette réalité car alors, sortant de notre état d’inconscience, l’échelle des valeurs bascule et assurément, nous devenons atypique, étranger et seul au monde car l’autre reste inaccessible, l’illusion du moi ayant été démasquée ; sauf, sauf … si l’amour naît entre les cœurs. Alors, et alors seulement l’autre est, et « je suis » par l’autre, au-delà du « je suis » par moi-même. Toutefois, cette solitude n’est pas celle de la souffrance, mais celle de celui qui se sait « je », unique et donc totalement ouvert. Car l’un ne peut naître que par contraste avec l’autre. Dans l’identité totale naît l’amour total.
« Je suis » donc ; mais ce » je » qui se sait être n’existe pas pour lui-même ; son propre centre reste vide ; ou plutôt, il est rempli de la divinité car fondu et uni au Dieu total, l’un dans l’autre, main dans la main, comme deux amants se reconnaissent mutuellement, et, en vérité, que serait la créature sans son Créateur. Si l’on se retourne alors vers le soi inaccompli, c’est-à-dire, l’aspect de la conscience périphérique, celle héritée de la vie et de la multitude des formes de la conscience issues de la création, alors l’amour devient créativité et œuvre, et se partage dans la forme. C’est alors l’évolution. L’Etre quitte sa béatitude éternelle pour plonger dans la manifestation. La beauté prend forme, servante du bien, elle manifeste alors le germe d’une pulsion nouvelle telle une magnifique fleur au milieu d’un champ de chaos, exhalant un parfum disponible pour chacun. Parfois la fleur fane, d’autres naissent au gré de la circonstance. Mais la pulsion fondamentale demeure et si parfois le champ est vide, dans l’attente d’une nouvelle éclosion, l’Etre au centre demeure inaltérable et prêt à ressurgir et renouveler son action créatrice. Ce qui est vrai pour soi l’est aussi à grande échelle et l’on voit parfois naître dans le monde une action créatrice de grande ampleur, une mutation de l’univers ou de la vie impulsant à l’évolution de nouvelles orientations. Qui peut croire encore qu’il n’y ait pas d’intelligence en œuvre dans l’univers. Croyez-vous que le hasard et le chaos aient pu engendrer une telle merveille ? Pas une chance sur une infinité. Mais vous pouvez ne pas croire à cela, parce que c’est un autre qui vous le dit. Dans ce cas, vérifiez par vous-même.
« Je suis l’amour » mais je suis cela si je découvre ce cœur de moi-même créateur de l’amour. Ainsi si vous n’êtes que haine, alors, le « je » n’est autre que la haine, et la haine est ma nature. Or, précisément, la connaissance de soi n’est autre que la connaissance de cette nature. En cet instant je suis l’amour. Puis-je connaître et découvrir la source et l’origine de cet amour ? En cet instant, je suis la haine. Puis-je connaître et découvrir la source et l’origine de cette haine ? Que suis-je en cet instant ? Et sans mot, sans a priori, je regarde. Que suis-je ? Je ne cherche pas une entité Divine quelconque car le « je » n’est peut-être pas celle-ci, même si l’entité Divine existe quelque part. Voyez-vous ? Le « je » évolue. Il peut être haine, amour, pensée, peur, plaisir, joie, désir, conscience, obscurité, souffrance … Le « je » n’est pas statique, figé. Il peut changer d’instant en instant. Que suis-je en cet instant ? Voir ce que je suis, sans mensonge, avec honnêteté, en y exerçant toute mon attention, est me découvrir. Je peux être vide, je peux être plein, qu’importe, je prends contact avec cette réalité en y exerçant toute ma sensibilité, sans obstination, pour mes loisirs ou avec sérieux, mais je prends contact. Et chaque fois que je verrai, alors je me rapprocherai un peu plus de moi-même et de ce cœur Divin et Absolu, qui est la part de Dieu dans l’homme.
« Vous êtes Dieu » ai-je envie de crier à l’humanité, de souffler dans l’oreille de l’homme. Mais crier ou souffler servirait-il à quelque chose si chacun ne partait pas à la conquête de lui-même qui est la conquête du monde et de l’univers.
Jean-Michel Jutge (Copyright 1999 – 2007)
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En tant qu'enseignant de yoga Jean-Michel Jutge a reçu différentes formations. Diplômé de l'école provençale de yoga en France et de l'école "The world community service centre" de Kaya Kalpa yoga en Inde, il a également reçu les enseignements du yoga de l'énergie issus de Lucien Ferrer, du hatha yoga de Désikashar, du Kriya yoga de Babaji, du yoga intégral de Sri Aurobindo et d'autres formes de yogas et spiritualités. Son éveil de kundalini en 1979 constitue le point de départ d'une révolution spirituelle qu'il cherche depuis à partager.Vous pouvez voir plus d'article de
10 septembre 2010 a 0 h 26 min
Salut Jean-Michel,
Merci à toi pour ce merveilleux message d’éveil. Je dispose moi-même de cette conception depuis une révélation que j’ai obtenu il y a quelques années grâce à de la méditation. La frustration que je ressens de ne pouvoir parvenir à « crier » cette vérité à l’univers tout entier, est récurente dans mon expérience de vie. Alors seulement, ma conscience individuelle se centre sur mon « Je » divin, et la paix peut m’envahir.
Il y a un point en particulier où notre conception differt toutefois légérement : Tu écris que le « Je » peut être tantôt amour ou tantôt haine, bref qu’il n’est pas figé. Je pense pour ma part, que le « Je », point central de mon expérience, est un centre immuable, éternel et absolue, et qui ne connait pas la relativité ni la dualité. Je pense donc que tout ce que « Je » perçois (à savoir mon champs sensoriel, émotionnel, sentimental et mental) depuis que ma conscience individualisée à fait le grand plongeon de l’incarnation, n’est pas moi, mais seulement un flôt d’informations que « Je » perçois. Cette conception m’amène tout naturellement à évoquer la notion de trinité. Que suis-je ou que sommes-nous tous? Un système à 3 éléments, aux fonctionnalités distinctes :
1) Le « Je » central (qui est l’énergie absolue de notre essence)
2) L’information que « je » perçois (qui est la matière physique de notre existence)
3) Le réceptacle de ma conscience (qui est l’espace spirituel de notre conscience)
4) et finalement, le temps éthérique de notre Expérience
C’est vrai, cela ne fait pas 3 mais 4 éléments. Mais en vérité, le « Je » n’est pas un élément, c’est le système lui-même. Seuls les points 2, 3 et 4 sont les éléments de ce que le « Je » est. « 1″ est notre être divin. « 2″ est notre corps universel. « 3″ est notre esprit individuel. « 4″ est l’âme de notre néant éternel.
Bref, le plus parfait des systèmes absolus, permettant à la relativité de s’exprimer, de se conscientiser et de s’expérimenter.
Ainsi, je pense que les sentiments d’amour ou de haine (aussi bien que toutes pensées, sensations ou émotions agréables comme désagréables) sont des champs d’information exitant notre conscience du point de vue du « Je », mais cela n’est ni le « Je » ni la conscience du « Je »… ce ne sont que des informations parmis une infinité potentielle que l’énergie du « Je » perçoit, à l’intérieur-même de l’espace de sa « Conscience ». En faisant abstraction de tout ce que nous percevons depuis notre naissance individuelle… que reste-t-il alors? le « Je » et sa « Conscience ».
Maintenant, je voudrais te poser une question. Ne penses-tu pas que l’ascension planétaire de 2012 dont on parle beaucoup, ne serait pas l’ultime évênement expériencielle au-travers duquel notre planète (voire, tout l’univers dont nous faisons actuellement l’expérience) prend conscience de son unité divine? Imagine… comme si toute l’information définissant toutes les particules de notre univers, prenait simultanément et instantanément conscience de la lumière de la vérité éternelle au sujet de notre essence divine et de l’illusion de la séparation.
Si tu veux qu’on en discute plus en profondeur, n’hésite pas à m’envoyer un message privé sur mon Youtube, je me ferais un plaisir de te communiquer mon mail privé afin que l’on converse;-)
Prend-soin de toi et de ton entourage, car nous ne faisons tous qu’un;-)
Bye
François
10 septembre 2010 a 21 h 17 min
Bonjour François,
Ce que pour ma part je lis dans l’exposé de Jean-michel c’est que « je » est cet état manifeste de conscience de soi en la nature humaine qui a pour résultat que ce que nous connaissons de nous cela c’est ce que nous manifestons de nous dans notre nature humaine et vie.
Par exemple si ce que nous connaissons de nous consiste en ce je vital qui aime et haït en fonction de ses besoins vitaux egocentriques personnels, alors ce que nous manifestons dans notre nature humaine et vie c’est la conscience correspondante à ce je vital egocentrique…
Par contraste si un être humain vit la réalisation divine intérieure, alors ce que cet être humain connait de soi c’est qu’il est Dieu; alors que dans le même temps tout sens égocentré (physique, vital et mental) de soi n’existe plus dans la nature humaine d’un être humain vivant une telle réalisation divine intérieure…
A défaut de l’accomplissement de la dite réalisation il existe l’expérience de plus en plus fréquente, jusque devenir continue, de cet état d’absence de tout sens de soi egocentré (physique vital ou mental) dans notre nature humaine, lorsque nous expérimentons la présence de Dieu dans le profond en arrière du centre cardiaque….
Qu’alors les sentiments de haine et d’amour humains, ou autre sentiments humains de nature physique vitaux et mentaux, qu’alors donc ces sentiments humains ont leur source dans un conditionnement du subconscient mental collectif de notre humanité, cela c’est un fait reconnu despuis des sciècles dans le domaine de la spiritualité, ainsi que dans le même temps que nous ne soyons pas ces sentiments humains cela est aussi reconnu dans le monde de la spiritualité depuis des sciècles. Et autant, à mon sens, il est bon de prendre conscience de la chose « per se » à travers sa propre conscientisation de la chose, autant cela ne suffit pas, que cette prise de conscience individuelle, pour réaliser et donc vivre ce que nous sommes originellement au-delà de ce que
nous sommes spacio-temporellement, pour le dire ainsi avec des mots.
Car c’est bien là que la chose se pose pour notre humanité. Qui ne consiste pas à savoir ceci ou cela à propos de ce que nous sommes originellement sinon en la manifestation, dans notre corps et matière physique corporelle vivante, de ce que nous sommes originellement…
Concernant la réalisation de l’unité divine par toute notre humanité, cela ne dépend pas d’un événement spacio-temporel extérieur calculé à l’avance sinon de la transformation, intérieure, en premier lieu de la conscience de chaque être humain. Une conscience qui une fois devenue la conscience de l’être intérieur (…et donc plus la conscience de l’être extérieur comme il en est encore de notre humanité) chez suffisamment d’êtres humains vivants offrira la possibilité d’un tel basculement général, interdépendance oblige…
Fraternellement,
Gilbert