Les plans de notre être
par Eveil-fr.com le 29, novembre , 2007 à 23 h 31 min


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Le Supramental

Le Supramental se situe entre Satchidânanda et la création inférieure. Lui seul contient directement la Vérité déterminante de la Conscience divine, et il est nécessaire à une création de Vérité.On peut évidemment réaliser Satchidânanda dans ses rapports avec le mental, la vie et le corps aussi – mais c’est alors quelque chose de stable, qui soutient par sa présence la Prakriti inférieure mais ne la transforme pas. Seul le Supramental peut transformer la nature inférieure.

Le mental

Le « mental » au sens courant du terme est toute la conscience car l’homme est un être mental et voit tout sous cet aspect (l’aspect mental). Mais dans le yoga, « mental » est utiliser pour désigner la partie de la nature qui sert est en rapport avec les idées, l’intelligence, la réaction de la pensée devant les objets, la volonté mentale, etc.

Un autre genre d’erreur à ne pas commettre est de confondre le mental avec l’esprit. le mental est un instrument, ou une conscience instrumentale dont la fonction est de penser et de percevoir. L’esprit est une entité ou une conscience essentielle qui n’a pas besoin de penser ni de percevoir, que ce soit par le mental ou les sens, parce que toute la connaissance qu’il a est une conscience directe.

Le Plan du Vital

Il y a une partie que Sri Aurobindo nomme le Vital. C’est à ce niveaux là que nous vivons en particulier; c’est à dire que nous vivons dans nos désirs, nos sensations, nos émotions, c’est là aussi ou la plupart du temps notre petit point de vue se cramponne. C’est le vital qui nous fait agir, le mental étant rien de plus que son serviteur et non le maître.

Il faut distinguer le vital car la conscience de surface tout est mélanger et c’est seulement en rentrant suffisaemment en soi que l’on peut les voir séparés, voir leur différence et l’on peut analyser leurs mélanges superficiels.

On pourrait dire pour résumer que le vital est « une âme » de désir et de nature de désir qui domine dans une large mesure la conscience des hommes. Mais derrière toute la nature vitale de l’homme existe son être vital véritable qui est caché, tout à fait différente du vital de surface qui est étroit, ignorant, borné, pleines de passions obscures.

L’être vital véritable est, au contraire, large, pleine de force, calme, ferme. il est également sans égo, car l’on peut dire qu’il est une projection et un instrument du Divin.

La Conscience

La conscience est habituellement associé au mental, mais la conscience est quelque chose de plus vaste, et la conscience mentale n’est qu’une partie. Il y a d’autres domaines de consciences où l’homme normal est inconscient.

Ces domaines de consciences sont des états universels qui ne dépendent pas de notre personne pour exister car c’est notre petite personne subjective qui est façonnée par eux suivant le niveau de notre conscience, selon notre nature ou notre stade d’évolution.

Tout dépend du lieu où la conscience se place et se concentre. Si la conscience se place ou se concentre dans l’ego, vous vous identifiez à l’ego; si elle se place ou se concentre dans le mental, elle s’identifie au mental et à ses activités, et ainsi de suite. Si la conscience exerce sa pression au dehors, on dit qu’elle vit dans l’être extérieur, qu’elle oublie son mental et son vital intérieurs comme son psychique le plus profond; si elle va au-dedans, qu’elle y exerce une pression centrali-satrice, alors elle se connaît comme l’être intérieur ou, plus profondément encore, comme l’être psychique; si elle s’élève hors du corps jusqu’aux plans où le moi est naturellement conscient de son immensité et de sa liberté, elle se connaît comme le Moi et non le mental, la vie ou le corps. Toute la différence provient du point où s’exerce cette pression de la conscience C’est. pourquoi il faut concentrer la conscience dans le coeur ou dans le mental afin d’aller au-dedans ou au-dessus: la position de la conscience détermine tout, fait qu’on est plutôt mental, vital, physique ou psychique, en-chaîné ou libre, séparé dans le Pourousha ou involué dans la Prakriti.

La conscience n’a pas besoin d’un « je  » clair et individuel pour exercer de diverses façons sa pression centralisatrice: quel que soit le lieu où elle la place, le « je » s’y attache, de sorte qu’on se considère soi-même comme un être mental, un être physique ou n’importe quoi d’autre. La conscience en moi peut s’organiser d’une manière ou d’une autre; elle peut descendre dans le physique et y travailler sur la nature physique, gardant tout le reste à l’arrière-plan ou au-dessus pendant un certain temps; ou elle peut monter au-dessus de la tête et se tenir alors au-dessus du mental, de la vie et du corps, les voyant ainsi comme des formes instrumentales inférieures d’elle-même, ou ne les voyant pas du tout, plongée dans le Moi libre et indifférencié; ou elle peut se jeter dans une conscience cosmique active et dynamique et s’y identifier, ou encore faire toutes sortes d’autres choses sans recourir à cette mouche du coche qui se mêle de tout, à laquelle on accorde beaucoup trop d’importance, et que vous appelez le « je » clair et individuel. Le vrai « je » – si vous tenez à ce mot – n’est pas « clair et individuel », il n’est pas un ego séparé, nettement délimité, il est aussi vaste que l’univers et même plus vaste, il peut contenir l’univers en lui, mais ce n’est pas l’Ahamkâr, c’est lÂtman.

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