Mère

Mirra Alfassa née Paris le 21 février 1878 au 62 boulevard Haussmann, (six ans après la naissance de Sri Aurobindo à Calcutta) aussi surnommée Douce Mère ou la Mère (1878-1973). Sa mère égyptienne et son père turc se sont installés en France en 1877. Elle est connue pour être à l’origine de la cité d’Auroville en Inde.

Sa mère, née à Alexandrie, et son père, né à Adrianople, deux villes de l’empire Ottoman, se sont installés en France en 1877. Elle se marie le 13 octobre 1897 à l’âge de 19 ans avec le peintre Henri Morisset, disciple de Gustave Moreau, dont l’atelier était au 15, rue Lemercier à Paris. Son fils André naquit le 23 août 1898. En 1904, elle rencontre pour la première fois Max Théon. Elle effectue un séjour à Tlemcen de 1905 à 1906, puis fonde sa première association : Idea. Elle divorce en 1908 et se remarie avec Paul Richard en avril 1911. Elle l’accompagne en 1914 à Pondichéry et rencontre Sri Aurobindo. Elle passe une première année à Pondichéry, revient en France puis part quatre ans au Japon avec Paul Richard et revient définitivement près de Sri Aurobindo en 1920.

Lorsque Sri Aurobindo se retire en 1926, il laisse à celle qu’il a commencé à appeler Mère la direction de l’ashram dit de Sri Aurobindo, qu’il a fondé et qu’elle termine d’organiser.

Elle meurt le 17 novembre 1973 à Pondichéry. Elle laisse derrière elle une œuvre écrite importante, notamment son journal Prières et méditations, les Entretiens – causeries aux membres de l’Ashram – et les 13 tomes de L’Agenda de Mère recueillis par un de ses disciples, le Français Satprem (Bernard Enginger), qui raconte ce qu’elle nomme « sa percée au cœur de la matière », pour donner naissance à ce qu’elle nomme « l’espèce nouvelle » ou « la vie sans mort ». Sri Aurobindo écrit dans The Mother (25.49) : « Elle travaille ici, dans le corps, pour faire descendre quelque chose qui ne s’est pas encore exprimé en ce monde matériel et qui transformera la vie ici-bas ».
Satprem complète son œuvre, notamment par la trilogie Mère (1977).